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15 août 2026

Assemblée générale 2026 – Rencontre avec Hanny Kawwas et Iskander Khoury

Le comité directeur se réjouit de pouvoir accueillir cette année, en tant qu’« invités de l’assemblée générale », Iskander Khoury et Hanni Kawwas-Schnydrig. Cette Suissesse d’origine, nièce du Père Ernst Schnydrig, cofondateur de l’Aide à l’enfance de Bethléem, vit depuis plusieurs décennies en Palestine et s’engage en faveur des personnes dans le besoin et en situation de détresse.

Avec le directeur Iskander Khoury, Hanni Kawwas participe actuellement au « Holy Child Program » à Bethléem. Cette institution propose, dans l’esprit de la spiritualité franciscaine, un programme thérapeutique intensif de prise en charge de jour ainsi qu’un enseignement spécialisé destiné aux enfants de la région de Bethléem souffrant de problèmes psychiques complexes non traités et exposés à des traumatismes intergénérationnels.

Pour des raisons compréhensibles, Hanni Kawwas et Iskander Khoury ne pourront pas être présents personnellement sur place. Ils participeront à l’assemblée par visioconférence via Zoom.

Vous trouverez ici les détails du programme.

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15 août 2026

Le cardinal Kurt Koch porte son regard sur la Terre Sainte – Rester attentifs à la détresse de nos frères et sœurs dans la foi

À l’occasion du pèlerinage à Einsiedeln organisé par Kirche in Not et l’Ordre de Malte, Andreas Baumeister s’est entretenu avec le cardinal Kurt Koch au sujet de la manière dont le Vatican perçoit la situation actuelle au Proche-Orient. Kurt Koch est préfet du Dicastère pour la promotion de l’unité des chrétiens et président de la Commission pour les relations religieuses avec le judaïsme.

Monsieur le Cardinal, vous avez accompagné le pape Léon XIV lors de son premier voyage pastoral en Turquie et au Liban à la fin de l’année dernière. Quelles impressions en avez-vous gardées ?
Cardinal Kurt Koch : Le Saint-Père souhaitait, par ce premier voyage, promouvoir l’unité des chrétiens et, en même temps, apporter un signe d’espérance et de paix dans un Proche-Orient marqué par les crises. Ma tâche consistait à accompagner le Pape. La visite du Saint-Père a été accueillie très positivement comme un signe de solidarité et d’encouragement.

 

Andreas Baumeister a rencontré le cardinal
Kurt Koch à l’occasion du pèlerinage de
Kirche in Not, le dimanche 31 juillet, au
couvent d’Einsiedeln.

Pourquoi le premier voyage pastoral du pape Léon XIV l’a-t-il conduit précisément en Turquie et au Liban ?
Le voyage en Turquie avait déjà été prévu avec le pape François pour mai 2025, car le patriarche Bartholomée avait invité le Pape à Iznik à l’occasion du 1700e anniversaire du concile de Nicée. Le pape François est toutefois décédé subitement le lundi de Pâques, et il était impossible pour le nouveau Pape de se rendre sur place dès la fin du mois de mai. Par ailleurs, il est de coutume qu’un pape nouvellement élu se rende à Constantinople le jour de la fête de saint André, le 30 novembre. Le pape Léon XIV l’a fait et a lié cette visite inaugurale à un voyage au Liban, qui avait également été convenu avec le pape François.

Comment évaluez-vous la situation des chrétiennes et des chrétiens au Proche-Orient ? Entretenez-vous des relations personnelles avec des évêques orientaux ? Comment perçoivent-ils la situation actuelle ?
J’avais déjà établi des contacts avec plusieurs évêques au Liban et en Palestine lorsque j’étais évêque de Bâle, et j’ai pu par la suite approfondir ces relations. Les conflits armés au Proche-Orient placent les Églises chrétiennes devant d’immenses défis et ont des conséquences terribles pour les populations sur place. Le dialogue interreligieux souffre lui aussi considérablement de ces conflits.

Quelle position le Vatican adopte-t-il à l’égard de la politique d’Israël au Liban ? Comment les chrétiennes et les chrétiens peuvent-ils y être protégés ?
Le Pape a lui-même clairement nommé la situation douloureuse que traverse le Liban. Il a également pris contact par téléphone avec des représentants de l’Église sur place. La position diplomatique du Saint-Siège est qu’une solution durable au conflit au Proche-Orient n’est possible que sur la base de la coexistence de deux États. Cette solution est toutefois catégoriquement rejetée par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou. Une solution à deux États pourrait également ouvrir une voie permettant de sortir des conflits avec le Hamas et le Hezbollah.

Entretenez-vous des contacts personnels avec des représentants musulmans ou juifs au Proche-Orient ? De quels sujets discutez-vous avec eux ?
Un Dicastère spécifique est chargé du dialogue interreligieux avec l’islam. Pour ma part, je suis responsable du dialogue avec le judaïsme. Nos interlocuteurs juifs souhaitaient que nous célébrions également en Israël le 60e anniversaire de Nostra Aetate. Lors de mes rencontres avec eux en février, j’ai souligné qu’aujourd’hui nous vivons dans une situation politique différente de celle d’il y a 60 ans et que nous devons donc également parler de la situation actuelle de guerre. Cela a d’abord suscité une certaine irritation du côté juif. Cependant, la discussion s’est ensuite bien déroulée. La visite au patriarche latin Pierbattista Pizzaballa a également été utile : les partenaires juifs ont ainsi pu entendre de la bouche d’un important représentant catholique présent sur place comment il évalue le conflit.

Quelle tâche l’Association suisse de Terre Sainte devrait-elle, selon vous, assumer au-delà de la distribution des dons à ses partenaires de projets ?
Je voudrais tout d’abord exprimer ma profonde gratitude à l’Association suisse de Terre Sainte pour son travail. Je vois un aspect important de votre activité dans le fait de sensibiliser les personnes en Suisse à la situation difficile des chrétiennes et des chrétiens en Terre Sainte. Lorsque je rencontre des chrétiennes et des chrétiens sur place, ils me disent régulièrement : « S’il vous plaît, ne nous oubliez pas et priez pour nous. » Maintenir l’attention sur la situation de nos frères et sœurs dans la foi, dans les pays qui sont les terres d’origine du christianisme, est une mission importante.

Monsieur le Cardinal, je vous remercie pour cet entretien.

Andreas Baumeister

 

Chemins d’espérance

Dans son dernier ouvrage, Chemins d’espérance, le cardinal Kurt Koch réfléchit à l’œcuménisme comme chemin vers l’unité des chrétiens. Il souligne l’importance du concile de Nicée (325) pour la foi commune en Jésus-Christ, reconnu comme « de même nature que le Père », ainsi que les défis posés par les divisions contemporaines. Le cardinal Koch analyse les fondements historiques et théologiques de questions telles que la synodalité, le ministère du Pape et le dialogue interculturel, afin de renforcer l’unité de l’Église à la lumière de la conception trinitaire de Dieu. L’auteur plaide en faveur d’un œcuménisme spirituel enraciné dans la prière et la conversion au Christ.

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15 août 2026

Changement au sein du comité directeur : merci, frère Louis ! Bienvenue, frère Paul !

Lors de notre assemblée générale du dimanche 6 septembre 2026 à Lucerne, nous prendrons congé du frère Louis Bischof, du couvent de Näfels. Depuis 2016, en tant que commissaire des Franciscains, il était membre de notre comité directeur et assumait, avec Hans Rahm, la responsabilité du domaine des finances. Au cours des dix dernières années, le frère Louis a participé à 30 séances du comité et s’est toujours impliqué activement dans les discussions, en particulier lorsqu’il s’agissait de prendre des décisions en faveur des populations de Terre Sainte. Il veillait également toujours aux intérêts des Franciscains. Pour lui, il allait de soi que les Franciscains apportent chaque année une contribution financière au financement de notre secrétariat.

 

Frère Louis Bischof (à gauche) et frère Paul Zahner (à droite)
avec Francesco Patton, alors Custode de Terre Sainte des
Franciscains. La photo a été prise lors de la première visite du
frère Paul à Jérusalem, le 25 novembre 2022, à l’occasion de
sa nomination comme commissaire des Franciscains pour
la Terre Sainte en Suisse et au Liechtenstein.

En août 2024, il a participé pour la dernière fois à notre séance du comité à Saignelégier. Depuis lors, en raison d’une grave maladie, il n’a plus été en mesure d’y prendre part. Lors de notre séance du comité du 3 juin 2026 au couvent de Näfels, nous avons eu l’occasion de prendre personnellement congé du frère Louis et de le remercier chaleureusement pour sa fidèle collaboration.

Lors de cette même séance, nous avons eu le plaisir d’accueillir le frère Paul Zahner, commissaire des Franciscains pour la Terre Sainte en Suisse et au Liechtenstein. Lors de notre assemblée générale en septembre, le frère Paul succédera officiellement au frère Louis au sein du comité directeur. En raison de ses nombreuses responsabilités, il participera une fois par an à une séance du comité, assurant ainsi la collaboration et les échanges entre les Franciscains et l’Association suisse de Terre Sainte.

Nous nous réjouissons vivement du nouvel engagement du frère Paul au sein de notre comité directeur et lui souhaitons la plus cordiale bienvenue !

Andreas Baumeister

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15 août 2026

Réunion à Rome : formation des responsables des Églises orientales

Du 15 au 18 juin 2026, environ cinquante représentants d’organisations d’aide du monde entier se sont réunis à Rome avec des collaborateurs du Dicastère pour les Églises orientales ainsi que des intervenants issus des Églises catholiques orientales. Cette rencontre constituait la réunion annuelle de la ROACO (Riunione delle Opere di Aiuto alle Chiese Orientali).

Hans Rahm a participé, en tant que
représentant de l’Association suisse
de Terre Sainte, à l’assemblée
plénière de cette année des
organisations d’aide aux Églises
orientales.

De nombreux responsables d’Église et professeurs des facultés de théologie des Églises catholiques orientales ont poursuivi leurs études à Rome. Les grands séminaires sont placés sous l’autorité du Dicastère pour les Églises orientales, mais certains défis subsistent. Neuf collèges orientaux sont administrés et financés par ce Dicastère.

 

 

Les directeurs des séminaires ont souligné plusieurs difficultés : les étudiants les plus aptes à poursuivre des études à Rome ne seraient pas toujours ceux qui y sont envoyés. De plus, beaucoup ne possèdent pas les connaissances suffisantes en italien. Le cardinal Claudio Gugerotti, préfet du Dicastère et président de la ROACO, a proposé la création d’une année préparatoire. Celle-ci permettrait aux étudiants d’acquérir les connaissances linguistiques nécessaires et de se préparer sur le plan académique. Elle favoriserait également les échanges entre les différentes traditions et rites.

 

 

Lors de l’audience finale avec le pape, le pape Léon XIV a souligné que le soutien à une Église ne se limitait pas à une aide matérielle, mais comprenait également la promotion de son identité et de sa force d’évangélisation. Celle-ci repose sur la formation des responsables ecclésiaux, appelés à faire rayonner la richesse spirituelle de leurs traditions.

Hans Rahm

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16 mai 2026

Guerre au Sud-Liban – Martyre et catastrophe humanitaire

Début mars 2026, nous recevons un rapport dramatique de l’archevêque Charbel Abdallah. En voici un résumé : le Sud-Liban, autrefois terre des Actes des Apôtres, est aujourd’hui devenu une zone de guerre. Depuis le 1er mars 2026, la violence s’est de nouveau intensifiée, avec des conséquences dévastatrices pour les villages chrétiens de la région. La mort du père Pierre Al Raii, tué le 9 mars à Qlayaa lors d’un bombardement, symbolise la souffrance d’une région déchirée par les conflits depuis des décennies.

Lors de la fête des Quarante Martyrs, le père Pierre Al Raii se précipite pour porter secours à des blessés dans une maison bombardée – et meurt lui-même lors d’une seconde frappe. Le pape Léon XIV l’a qualifié de « véritable pasteur ». Mais il n’est pas la seule victime : le 8 mars, Sami Ghafari est tué par un drone. Il était le frère du père Maroun Youssef Ghafari à Alma-Chaab, soutenu par l’Association suisse de Terre Sainte. Trois jeunes hommes d’Ain Ebel meurent le 12 mars alors qu’ils réparaient des câbles Internet. À Tyr, le secouriste de la Croix-Rouge Youssef Assaf, père de trois enfants, perd la vie après une attaque.

Une région en crise

Depuis octobre 2023, la guerre ravage le Liban. Routes et ponts sont détruits, la nourriture et les médicaments se font rares. Beaucoup fuient, mais certains restent – par conviction ou faute d’alternative.« Notre plus grande inquiétude est que les paroisses soient assiégées et qu’aucune aide ne puisse plus arriver », avertit l’archevêque Charbel Abdallah. La présence chrétienne, historiquement profondément enracinée, est menacée de disparition.

L’espérance au cœur de la détresse

Malgré tous les dangers, le père Maroun demeure dans sa paroisse d’Alma-Chaab. « Son engagement est un témoignage de dévouement », souligne Mgr Abdallah. Le soutien venant de l’étranger – par les prières, les dons et la solidarité – est vital.
Mais la situation reste désespérée : « Chaque jour, nous vivons le martyre, la destruction et les déplacements forcés. » Sans aide, ce n’est pas seulement une catastrophe humanitaire qui menace, mais aussi la disparition de la présence chrétienne dans cette région historique.

Archevêque de Tyr Charbel Abdallah
Mention pour votre don : Aide pour Alma-Chaab

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15 mai 2026

Entretien avec Gabriela Muff : « Préserver ce qui a fait ses preuves – rester ouverts à la nouveauté »

Depuis le début de l’année, Gabriela Muff dirige le secrétariat de l’Association suisse de Terre Sainte (ASTS). Dans un entretien avec Andreas Baumeister, elle explique ce qui la motive dans cette nouvelle mission.

Gabi, qu’est-ce qui te motive dans ton nouveau travail ?
L’ASTS s’engage dans une région du monde marquée par les crises et soutient des personnes qui ont un besoin urgent d’aide. Cela me motive énormément.

Gabriela Muff dirige depuis le 1er janvier 2026
le secrétariat de l’Association suisse de
Terre Sainte au Paulusheim,
Moosmattstrasse 4, 6005 Lucerne
info@terresainte.ch | +41 41 317 22 00

Qu’est-ce qui te plaît particulièrement ?
J’apprécie la diversité des tâches ainsi que le contact avec des personnes engagées. C’est enrichissant d’assumer des responsabilités et de pouvoir contribuer activement.

Pourquoi ce travail est-il important aujourd’hui ?
Surtout dans les périodes difficiles, il est essentiel d’offrir des signes d’espérance. Nos projets soutiennent des personnes vivant des situations précaires et leur donnent des perspectives.

Y a-t-il eu un moment particulier ces dernières semaines ?
Oui. Une directrice de foyer nous a écrit au nom de 101 enfants. Grâce à vos dons, nous avons pu fournir de la nourriture, du mazout pour le chauffage et de petites attentions qui apportent de la joie. Ses paroles m’ont profondément touchée.

Que souhaites-tu accomplir ?
Je souhaite contribuer à ce que l’ASTS reste un partenaire fiable – tout en suscitant l’intérêt de nouvelles personnes pour cet engagement.

Que souhaites-tu pour l’avenir ?
Que nous sachions préserver ce qui a fait ses preuves tout en restant ouverts à la nouveauté – afin de pouvoir continuer à transmettre l’espérance à l’avenir.

Merci beaucoup, Gabi, pour cet entretien.

Andreas Baumeister

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15 mai 2026

Église maronite : Charbel Makhlouf – Le bâtisseur de paix du Liban

Saint Charbel Makhlouf, saint national libanais et ermite maronite, est encore peu connu en Suisse. Pourtant, le pape Léon XIV s’est rendu le 1er décembre 2025, lors de son voyage au Liban, sur sa tombe au monastère Saint-Maron d’Annaya – un important lieu de pèlerinage pour les chrétiens comme pour les musulmans. Le monastère est situé à 1200 mètres d’altitude près de Byblos.

Charbel y vécut au XIXe siècle pendant quinze ans comme moine-prêtre avant de se retirer dans un ermitage. Après sa mort, la veille de Noël 1898, des guérisons miraculeuses furent rapportées sur sa tombe. En 1977, le pape Paul VI le canonisa.

Le message du pape

Le pape Léon XIV a décrit Charbel comme un homme « qui n’a rien écrit, qui a vécu retiré et silencieux, mais dont la renommée s’est répandue dans le monde entier ». Il enseigne aux hommes à rechercher le silence, la pauvreté et la prière – non « pour les apparences ». Charbel est considéré comme un grand intercesseur : « Après sa mort, cela est devenu un fleuve de miséricorde. » Le pape a souligné que des milliers de pèlerins se rassemblent chaque mois à Annaya, le 22 du mois. Il a lui-même confié à Charbel des intentions personnelles : « Pour le monde, nous demandons la paix, en particulier pour le Liban et le Levant. Mais il n’y a pas de paix sans conversion des cœurs. »

Charbel Khachan exerce son
ministère comme prêtre maronite
dans le doyenné de Fribourg.

Le lien avec la Suisse

Nabih Yammine, fondateur de Solidarité Liban-Suisse, a fait connaître Charbel en Suisse. Il a découvert des parallèles avec Nicolas de Flüe : tous deux étaient ermites, vouaient une grande dévotion à Marie, accomplissaient des miracles et œuvraient pour la paix.
Au monastère cistercien de Hauterive, une icône de Charbel a été installée puis transférée dans une chapelle entre 2021 et 2025. Au foyer étudiant Saint-Justin à Fribourg, des reliques de Charbel et de Nicolas de Flüe ont été installées en 2011.
L’association Solidarité Liban-Suisse soutient l’éducation, l’aide sociale ainsi que la vénération commune des deux saints. Aujourd’hui, ils sont honorés dans 33 lieux en Suisse et plus de 150 dans le monde, notamment à Hiroshima et au Salvador.

Charbel Makhlouf à Fribourg

Le 7 mars 2026, le prêtre marié Charbel Khachan a béni des fidèles avec des reliques de saint Charbel dans l’église Saint-Pierre de Fribourg. Depuis 2023, Khachan exerce son ministère comme prêtre maronite dans le doyenné de Fribourg. Il espère pouvoir bientôt aménager un lieu permanent pour les reliques dans l’église. Le mouvement Famille Saint Charbel a publié en 2025 une bande dessinée consacrée à saint Charbel, dont la relecture éditoriale a été assurée par Ghada Khachan, l’épouse du père Khachan.

Hans Rahm

Famille Saint Charbel
Saint Charbel – Le Saint Moine du Liban
Édition Kindle, livre de poche ou édition reliée
2025 | 64 pages

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6 février 2026

Le pape Léon XIV au Liban – pour le dialogue et la paix

Du 30 novembre au 2 décembre 2025, le pape Léon XIV a effectué une visite au Liban dans le cadre de son premier voyage apostolique à l’étranger, qui l’avait auparavant conduit également en Turquie. Ce voyage n’a pas seulement constitué un événement historique pour le Liban, mais aussi un signe fort de solidarité, de dialogue et de paix dans une région marquée depuis des années par des crises politiques, économiques et sociales.

 

La visite a notamment conduit le pape à Beyrouth, où il a participé à des rencontres interreligieuses avec des représentants musulmans, ainsi qu’au célèbre sanctuaire marial de Notre-Dame du Liban à Harissa (photo ci-dessous). Il y a rencontré des évêques, des prêtres, des religieux et religieuses ainsi que des agents pastoraux des Églises orientales. Dans ses discours, il a souligné que la foi signifie vivre au service des autres et que les chrétiens, avec les autres communautés religieuses, peuvent ensemble emprunter des chemins de paix et de réconciliation.

 

Un moment particulièrement émouvant du voyage fut la prière sur la tombe de saint Charbel Makhlouf, au monastère Saint-Maron à Annaya. Le saint libanais est vénéré non seulement par les chrétiens, mais aussi par de nombreux musulmans. Le pape y a prié pour la paix au Liban et dans toute la région — un signe symbolique de communion au-delà des frontières confessionnelles.

 

La visite a été particulièrement encourageante pour l’Église maronite, a souligné Mgr Charbel Abdallah après la visite : « Beaucoup de personnes ont ressenti sa visite comme un signe que leurs préoccupations sont prises en compte et qu’elles ne sont pas oubliées. » L’archevêque maronite de Tyr, au sud du Liban, est un de nos partenaires de projet.

 

Ainsi, la visite du pape a surtout été perçue comme un geste spirituel — une invitation à garder l’espérance et à construire des ponts entre les personnes et les religions.

Andreas Baumeister

Synthèse des communiqués de presse

 

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6 février 2026

Le cardinal Pizzaballa honoré à Fribourg

« Malgré tout, l’Église en Terre Sainte demeure un signe d’espérance », a déclaré le cardinal Pierbattista Pizzaballa dans son homélie prononcée à la cathédrale Saint-Nicolas de Fribourg. La haine et la violence, a affirmé le patriarche latin de Jérusalem, n’auront pas le dernier mot. La promesse de Dieu demeure plus forte que les ruines, les bombes et les discours de haine. » Le cardinal franciscain a prêché le lendemain de la remise du doctorat honoris causa qui lui a été décerné par la Faculté de théologie de l’Université de Fribourg. La distinction lui a été attribuée le 15 novembre 2025 à l’occasion du Dies academicus.

En lui rendant cet hommage, la Faculté a salué l’une des personnalités ecclésiales les plus marquantes de la Terre Sainte. Depuis plus de vingt ans, le cardinal Pizzaballa œuvre inlassablement au service du dialogue interreligieux, de la paix et de la réconciliation entre les peuples, d’abord comme Custode des Lieux saints, ensuite comme administrateur apostolique, et aujourd’hui comme patriarche latin de Jérusalem.

Dans son homélie prononcée à la cathédrale de Fribourg, le cardinal Pierbattista Pizzaballa a exhorté à une résistance spirituelle, affirmant que la promesse de Dieu d’un monde de paix l’emporte sur les bombes et les discours de haine.

Le courage du cardinal Pizzaballa a été particulièrement reconnu pour son geste en octobre 2023, lorsqu’il s’est proposé comme otage en échange d’enfants israéliens enlevés par le Hamas. Par cet acte, il a incarné une espérance chrétienne vécue, qui ne doit pas seulement être proclamée, mais aussi mise en pratique.

Le cardinal Pierbattista Pizzaballa lors de la messe du Dies academicus en l’église du Christ-Roi à Fribourg.

À Fribourg, le cardinal Pizzaballa a parlé d’une « résistance spirituelle », fondée sur la confiance en Dieu, un regard renouvelé sur la réalité et un engagement persévérant en faveur de la vie. Il a rappelé à plusieurs reprises l’importance du témoignage des chrétiennes et des chrétiens en Terre Sainte – non pas comme force de pouvoir, mais comme bâtisseurs de ponts.

Sa visite et ses paroles ont laissé une profonde impression : un encouragement pour l’Église locale et une invitation à faire vivre ici aussi l’espérance, la paix et la réconciliation.

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6 mars 2025

« Nous avons besoin d’argent pour les séjours à l’hôpital et les médicaments »

Christine Erard, membre du comité directeur, a demandé à Annie Kaloust, directrice du service social de l’Eglise arménienne catholique à Beyrouth, quelle est la situation actuelle.

Annie Kaloust, quelle est la situation actuelle dans votre environnement concret, dans le quartier arménien de Bourj Hammoud à Beyrouth ?

Le quartier de Bourj Hammoud est surpeuplé et densément construit depuis des années. En raison de la crise économique persistante et des conséquences de la guerre d’Israël contre le Hezbollah, la pauvreté continue de croître rapidement. Le manque d’hygiène favorise la propagation des maladies.

Qu’est-ce que cela signifie pour les habitants de Bourj Hammoud ?

La population a un besoin urgent de nourriture. Personne ne peut plus se permettre de manger de la viande. Les gens mangent donc des hydrates de carbone comme les pommes de terre ou les pâtes, qui sont moins chères, mais cela conduit à une alimentation déséquilibrée. La malnutrition, surtout chez les enfants, est un gros problème.

Comment entrez-vous en contact avec les personnes en détresse dans votre entourage ?

En général, les gens viennent dans notre paroisse en quête d’aide. Elles présentent leurs rapports médicaux, leurs frais de laboratoire ou d’autres factures et justificatifs pour des biens de consommation courante.

En tant que service social, comment aidez-vous les gens sur place ?

En tant que service social, nous écoutons les problèmes des gens et leur attribuons un montant en fonction de leurs dépenses.

Quelles sont les personnes qui utilisent vos services ?

Les personnes qui utilisent nos services sont principalement des personnes âgées négligées ou des jeunes dont les frais d’hospitalisation sont élevés.

Pouvez-vous raconter l’impact de votre aide à l’aide de trois exemples concrets ?

Maribelle, douze ans, est orpheline de ses parents. Son père et sa mère l’ont laissée chez sa grand-mère. Elle ne peut pas aller à l’école parce qu’elle n’a pas de papiers pour s’inscrire. Nous l’avons envoyée à l’orphelinat des Arméniens dans la région de Jbeil et nous la soutenons avec de l’argent, des vêtements et de la nourriture. Face à la situation difficile, Maribelle est toutefois retournée chez sa grand-mère.

Nous nous occupons également d’une mère qui souffre de diabète et qui a perdu la vue. Elle vit avec son fils, également malade, dans une petite chambre. Nous lui envoyons de l’insuline et de la nourriture.

Nous soutenons également une grand-mère avec quatre petits-enfants sans parents. Nous lui rendons régulièrement visite à domicile et soutenons financièrement la famille.

De quel type d’aide votre service social a-t-il le plus besoin ?

Nous avons besoin d’argent pour les séjours à l’hôpital et les médicaments, qui sont très chers. Notre quartier a beaucoup souffert des bombardements de l’armée de l’air israélienne, car de nombreux chiites qui soutiennent le Hezbollah vivent dans notre voisinage.

Merci beaucoup pour vos informations, Madame Kaloust.

 

Mention du don: Service social de l’Église arménienne catholique à Beyrouth

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