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16 mai 2026

Guerre au Sud-Liban – Martyre et catastrophe humanitaire

Début mars 2026, nous recevons un rapport dramatique de l’archevêque Charbel Abdallah. En voici un résumé : le Sud-Liban, autrefois terre des Actes des Apôtres, est aujourd’hui devenu une zone de guerre. Depuis le 1er mars 2026, la violence s’est de nouveau intensifiée, avec des conséquences dévastatrices pour les villages chrétiens de la région. La mort du père Pierre Al Raii, tué le 9 mars à Qlayaa lors d’un bombardement, symbolise la souffrance d’une région déchirée par les conflits depuis des décennies.

Lors de la fête des Quarante Martyrs, le père Pierre Al Raii se précipite pour porter secours à des blessés dans une maison bombardée – et meurt lui-même lors d’une seconde frappe. Le pape Léon XIV l’a qualifié de « véritable pasteur ». Mais il n’est pas la seule victime : le 8 mars, Sami Ghafari est tué par un drone. Il était le frère du père Maroun Youssef Ghafari à Alma-Chaab, soutenu par l’Association suisse de Terre Sainte. Trois jeunes hommes d’Ain Ebel meurent le 12 mars alors qu’ils réparaient des câbles Internet. À Tyr, le secouriste de la Croix-Rouge Youssef Assaf, père de trois enfants, perd la vie après une attaque.

Une région en crise

Depuis octobre 2023, la guerre ravage le Liban. Routes et ponts sont détruits, la nourriture et les médicaments se font rares. Beaucoup fuient, mais certains restent – par conviction ou faute d’alternative.« Notre plus grande inquiétude est que les paroisses soient assiégées et qu’aucune aide ne puisse plus arriver », avertit l’archevêque Charbel Abdallah. La présence chrétienne, historiquement profondément enracinée, est menacée de disparition.

L’espérance au cœur de la détresse

Malgré tous les dangers, le père Maroun demeure dans sa paroisse d’Alma-Chaab. « Son engagement est un témoignage de dévouement », souligne Mgr Abdallah. Le soutien venant de l’étranger – par les prières, les dons et la solidarité – est vital.
Mais la situation reste désespérée : « Chaque jour, nous vivons le martyre, la destruction et les déplacements forcés. » Sans aide, ce n’est pas seulement une catastrophe humanitaire qui menace, mais aussi la disparition de la présence chrétienne dans cette région historique.

Archevêque de Tyr Charbel Abdallah
Mention pour votre don : Aide pour Alma-Chaab

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15 mai 2026

Entretien avec Gabriela Muff : « Préserver ce qui a fait ses preuves – rester ouverts à la nouveauté »

Depuis le début de l’année, Gabriela Muff dirige le secrétariat de l’Association suisse de Terre Sainte (ASTS). Dans un entretien avec Andreas Baumeister, elle explique ce qui la motive dans cette nouvelle mission.

Gabi, qu’est-ce qui te motive dans ton nouveau travail ?
L’ASTS s’engage dans une région du monde marquée par les crises et soutient des personnes qui ont un besoin urgent d’aide. Cela me motive énormément.

Gabriela Muff dirige depuis le 1er janvier 2026
le secrétariat de l’Association suisse de
Terre Sainte au Paulusheim,
Moosmattstrasse 4, 6005 Lucerne
info@terresainte.ch | +41 41 317 22 00

Qu’est-ce qui te plaît particulièrement ?
J’apprécie la diversité des tâches ainsi que le contact avec des personnes engagées. C’est enrichissant d’assumer des responsabilités et de pouvoir contribuer activement.

Pourquoi ce travail est-il important aujourd’hui ?
Surtout dans les périodes difficiles, il est essentiel d’offrir des signes d’espérance. Nos projets soutiennent des personnes vivant des situations précaires et leur donnent des perspectives.

Y a-t-il eu un moment particulier ces dernières semaines ?
Oui. Une directrice de foyer nous a écrit au nom de 101 enfants. Grâce à vos dons, nous avons pu fournir de la nourriture, du mazout pour le chauffage et de petites attentions qui apportent de la joie. Ses paroles m’ont profondément touchée.

Que souhaites-tu accomplir ?
Je souhaite contribuer à ce que l’ASTS reste un partenaire fiable – tout en suscitant l’intérêt de nouvelles personnes pour cet engagement.

Que souhaites-tu pour l’avenir ?
Que nous sachions préserver ce qui a fait ses preuves tout en restant ouverts à la nouveauté – afin de pouvoir continuer à transmettre l’espérance à l’avenir.

Merci beaucoup, Gabi, pour cet entretien.

Andreas Baumeister

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15 mai 2026

Église maronite : Charbel Makhlouf – Le bâtisseur de paix du Liban

Saint Charbel Makhlouf, saint national libanais et ermite maronite, est encore peu connu en Suisse. Pourtant, le pape Léon XIV s’est rendu le 1er décembre 2025, lors de son voyage au Liban, sur sa tombe au monastère Saint-Maron d’Annaya – un important lieu de pèlerinage pour les chrétiens comme pour les musulmans. Le monastère est situé à 1200 mètres d’altitude près de Byblos.

Charbel y vécut au XIXe siècle pendant quinze ans comme moine-prêtre avant de se retirer dans un ermitage. Après sa mort, la veille de Noël 1898, des guérisons miraculeuses furent rapportées sur sa tombe. En 1977, le pape Paul VI le canonisa.

Le message du pape

Le pape Léon XIV a décrit Charbel comme un homme « qui n’a rien écrit, qui a vécu retiré et silencieux, mais dont la renommée s’est répandue dans le monde entier ». Il enseigne aux hommes à rechercher le silence, la pauvreté et la prière – non « pour les apparences ». Charbel est considéré comme un grand intercesseur : « Après sa mort, cela est devenu un fleuve de miséricorde. » Le pape a souligné que des milliers de pèlerins se rassemblent chaque mois à Annaya, le 22 du mois. Il a lui-même confié à Charbel des intentions personnelles : « Pour le monde, nous demandons la paix, en particulier pour le Liban et le Levant. Mais il n’y a pas de paix sans conversion des cœurs. »

Charbel Khachan exerce son
ministère comme prêtre maronite
dans le doyenné de Fribourg.

Le lien avec la Suisse

Nabih Yammine, fondateur de Solidarité Liban-Suisse, a fait connaître Charbel en Suisse. Il a découvert des parallèles avec Nicolas de Flüe : tous deux étaient ermites, vouaient une grande dévotion à Marie, accomplissaient des miracles et œuvraient pour la paix.
Au monastère cistercien de Hauterive, une icône de Charbel a été installée puis transférée dans une chapelle entre 2021 et 2025. Au foyer étudiant Saint-Justin à Fribourg, des reliques de Charbel et de Nicolas de Flüe ont été installées en 2011.
L’association Solidarité Liban-Suisse soutient l’éducation, l’aide sociale ainsi que la vénération commune des deux saints. Aujourd’hui, ils sont honorés dans 33 lieux en Suisse et plus de 150 dans le monde, notamment à Hiroshima et au Salvador.

Charbel Makhlouf à Fribourg

Le 7 mars 2026, le prêtre marié Charbel Khachan a béni des fidèles avec des reliques de saint Charbel dans l’église Saint-Pierre de Fribourg. Depuis 2023, Khachan exerce son ministère comme prêtre maronite dans le doyenné de Fribourg. Il espère pouvoir bientôt aménager un lieu permanent pour les reliques dans l’église. Le mouvement Famille Saint Charbel a publié en 2025 une bande dessinée consacrée à saint Charbel, dont la relecture éditoriale a été assurée par Ghada Khachan, l’épouse du père Khachan.

Hans Rahm

Famille Saint Charbel
Saint Charbel – Le Saint Moine du Liban
Édition Kindle, livre de poche ou édition reliée
2025 | 64 pages

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6 février 2026

Le pape Léon XIV au Liban – pour le dialogue et la paix

Du 30 novembre au 2 décembre 2025, le pape Léon XIV a effectué une visite au Liban dans le cadre de son premier voyage apostolique à l’étranger, qui l’avait auparavant conduit également en Turquie. Ce voyage n’a pas seulement constitué un événement historique pour le Liban, mais aussi un signe fort de solidarité, de dialogue et de paix dans une région marquée depuis des années par des crises politiques, économiques et sociales.

 

La visite a notamment conduit le pape à Beyrouth, où il a participé à des rencontres interreligieuses avec des représentants musulmans, ainsi qu’au célèbre sanctuaire marial de Notre-Dame du Liban à Harissa (photo ci-dessous). Il y a rencontré des évêques, des prêtres, des religieux et religieuses ainsi que des agents pastoraux des Églises orientales. Dans ses discours, il a souligné que la foi signifie vivre au service des autres et que les chrétiens, avec les autres communautés religieuses, peuvent ensemble emprunter des chemins de paix et de réconciliation.

 

Un moment particulièrement émouvant du voyage fut la prière sur la tombe de saint Charbel Makhlouf, au monastère Saint-Maron à Annaya. Le saint libanais est vénéré non seulement par les chrétiens, mais aussi par de nombreux musulmans. Le pape y a prié pour la paix au Liban et dans toute la région — un signe symbolique de communion au-delà des frontières confessionnelles.

 

La visite a été particulièrement encourageante pour l’Église maronite, a souligné Mgr Charbel Abdallah après la visite : « Beaucoup de personnes ont ressenti sa visite comme un signe que leurs préoccupations sont prises en compte et qu’elles ne sont pas oubliées. » L’archevêque maronite de Tyr, au sud du Liban, est un de nos partenaires de projet.

 

Ainsi, la visite du pape a surtout été perçue comme un geste spirituel — une invitation à garder l’espérance et à construire des ponts entre les personnes et les religions.

Andreas Baumeister

Synthèse des communiqués de presse

 

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6 février 2026

Le cardinal Pizzaballa honoré à Fribourg

« Malgré tout, l’Église en Terre Sainte demeure un signe d’espérance », a déclaré le cardinal Pierbattista Pizzaballa dans son homélie prononcée à la cathédrale Saint-Nicolas de Fribourg. La haine et la violence, a affirmé le patriarche latin de Jérusalem, n’auront pas le dernier mot. La promesse de Dieu demeure plus forte que les ruines, les bombes et les discours de haine. » Le cardinal franciscain a prêché le lendemain de la remise du doctorat honoris causa qui lui a été décerné par la Faculté de théologie de l’Université de Fribourg. La distinction lui a été attribuée le 15 novembre 2025 à l’occasion du Dies academicus.

En lui rendant cet hommage, la Faculté a salué l’une des personnalités ecclésiales les plus marquantes de la Terre Sainte. Depuis plus de vingt ans, le cardinal Pizzaballa œuvre inlassablement au service du dialogue interreligieux, de la paix et de la réconciliation entre les peuples, d’abord comme Custode des Lieux saints, ensuite comme administrateur apostolique, et aujourd’hui comme patriarche latin de Jérusalem.

Dans son homélie prononcée à la cathédrale de Fribourg, le cardinal Pierbattista Pizzaballa a exhorté à une résistance spirituelle, affirmant que la promesse de Dieu d’un monde de paix l’emporte sur les bombes et les discours de haine.

Le courage du cardinal Pizzaballa a été particulièrement reconnu pour son geste en octobre 2023, lorsqu’il s’est proposé comme otage en échange d’enfants israéliens enlevés par le Hamas. Par cet acte, il a incarné une espérance chrétienne vécue, qui ne doit pas seulement être proclamée, mais aussi mise en pratique.

Le cardinal Pierbattista Pizzaballa lors de la messe du Dies academicus en l’église du Christ-Roi à Fribourg.

À Fribourg, le cardinal Pizzaballa a parlé d’une « résistance spirituelle », fondée sur la confiance en Dieu, un regard renouvelé sur la réalité et un engagement persévérant en faveur de la vie. Il a rappelé à plusieurs reprises l’importance du témoignage des chrétiennes et des chrétiens en Terre Sainte – non pas comme force de pouvoir, mais comme bâtisseurs de ponts.

Sa visite et ses paroles ont laissé une profonde impression : un encouragement pour l’Église locale et une invitation à faire vivre ici aussi l’espérance, la paix et la réconciliation.

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6 mars 2025

« Nous avons besoin d’argent pour les séjours à l’hôpital et les médicaments »

Christine Erard, membre du comité directeur, a demandé à Annie Kaloust, directrice du service social de l’Eglise arménienne catholique à Beyrouth, quelle est la situation actuelle.

Annie Kaloust, quelle est la situation actuelle dans votre environnement concret, dans le quartier arménien de Bourj Hammoud à Beyrouth ?

Le quartier de Bourj Hammoud est surpeuplé et densément construit depuis des années. En raison de la crise économique persistante et des conséquences de la guerre d’Israël contre le Hezbollah, la pauvreté continue de croître rapidement. Le manque d’hygiène favorise la propagation des maladies.

Qu’est-ce que cela signifie pour les habitants de Bourj Hammoud ?

La population a un besoin urgent de nourriture. Personne ne peut plus se permettre de manger de la viande. Les gens mangent donc des hydrates de carbone comme les pommes de terre ou les pâtes, qui sont moins chères, mais cela conduit à une alimentation déséquilibrée. La malnutrition, surtout chez les enfants, est un gros problème.

Comment entrez-vous en contact avec les personnes en détresse dans votre entourage ?

En général, les gens viennent dans notre paroisse en quête d’aide. Elles présentent leurs rapports médicaux, leurs frais de laboratoire ou d’autres factures et justificatifs pour des biens de consommation courante.

En tant que service social, comment aidez-vous les gens sur place ?

En tant que service social, nous écoutons les problèmes des gens et leur attribuons un montant en fonction de leurs dépenses.

Quelles sont les personnes qui utilisent vos services ?

Les personnes qui utilisent nos services sont principalement des personnes âgées négligées ou des jeunes dont les frais d’hospitalisation sont élevés.

Pouvez-vous raconter l’impact de votre aide à l’aide de trois exemples concrets ?

Maribelle, douze ans, est orpheline de ses parents. Son père et sa mère l’ont laissée chez sa grand-mère. Elle ne peut pas aller à l’école parce qu’elle n’a pas de papiers pour s’inscrire. Nous l’avons envoyée à l’orphelinat des Arméniens dans la région de Jbeil et nous la soutenons avec de l’argent, des vêtements et de la nourriture. Face à la situation difficile, Maribelle est toutefois retournée chez sa grand-mère.

Nous nous occupons également d’une mère qui souffre de diabète et qui a perdu la vue. Elle vit avec son fils, également malade, dans une petite chambre. Nous lui envoyons de l’insuline et de la nourriture.

Nous soutenons également une grand-mère avec quatre petits-enfants sans parents. Nous lui rendons régulièrement visite à domicile et soutenons financièrement la famille.

De quel type d’aide votre service social a-t-il le plus besoin ?

Nous avons besoin d’argent pour les séjours à l’hôpital et les médicaments, qui sont très chers. Notre quartier a beaucoup souffert des bombardements de l’armée de l’air israélienne, car de nombreux chiites qui soutiennent le Hezbollah vivent dans notre voisinage.

Merci beaucoup pour vos informations, Madame Kaloust.

 

Mention du don: Service social de l’Église arménienne catholique à Beyrouth

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6 mars 2025

Une date pour Pâques et un credo pour tous

En 325, l’empereur Constantin (270-337) a convoqué le premier concile œcuménique à Nicée, une localité située à une trentaine de kilomètres du siège impérial de l’époque, Nicomédie, et facilement accessible par voie terrestre et maritime, afin de régler différentes questions litigieuses. Il voulait en effet faire du christianisme la religion unificatrice de son empire.

Les pères conciliaires réunis en 318 trouvèrent un compromis entre les différentes traditions de Pâques et fixèrent la date de Pâques au premier dimanche après la première pleine lune suivant l’équinoxe de printemps. Si cette date tombait le 14 Nissan, la résurrection du Christ devait être célébrée le dimanche suivant, afin de se distinguer de la Pâque juive.

Les cycles lunaires et le début du printemps étaient calculés selon des règles calendaires sophistiquées. Le patriarche d’Alexandrie en Égypte, ville scientifique de premier plan à l’époque, communiquait la date de Pâques aux autres patriarcats. Athanasios le Grand, patriarche d’Alexandrie (328-373), nous a transmis de nombreuses lettres de Pâques de ce type. Il avait lui-même participé au concile de Nicée en tant que diacre.

Mais le calendrier julien ne correspond pas exactement aux mouvements astronomiques. Le pape Grégoire XIII (1502-1587) a donc ordonné en 1582 une réforme du calendrier pour l’Église catholique et a fait sauter dix jours afin de corriger le décalage qui s’était produit depuis le troisième siècle. Les régions protestantes adoptèrent peu à peu ce calendrier grégorien. Aujourd’hui encore, de nombreuses Églises orthodoxes et certaines Églises catholiques orientales continuent de célébrer Pâques selon le calendrier julien, qui a désormais 13 jours de retard sur le calendrier grégorien, car les années 1700, 1800 et 1900 n’étaient pas bissextiles dans le calendrier grégorien.

La fête de Pâques orientale tombe donc soit à la même date que la fête occidentale – comme en 2017, maintenant en 2025 et la prochaine fois en 2028 – soit est célébrée une, quatre ou cinq semaines plus tard. Dans la bulle d’indiction pour l’Année sainte 2025, le pape François écrit que la date commune de Pâques de cette année « doit être comprise comme un appel à tous les chrétiens d’Orient et d’Occident à oser faire un pas décisif vers un accord concernant une date commune de Pâques ».

Lors du concile de Nicée, les pères conciliaires ont également discuté vivement de la question christologique de la nature de Jésus et de sa position par rapport à Dieu le Père et au Saint-Esprit. Selon une icône grecque du Moyen Âge, l’évêque Nicolas de Myre (entre 270 et 286-326, 345, 351 ou 365) aurait même donné une gifle au prêtre alexandrin Arius (260-327) lors du concile

aurait donné une gifle. Le prêtre Arius, apprécié du peuple, est entré en conflit avec son évêque Alexandre. Dans sa défense du monothéisme, il soutenait que le Christ n’était que de nature et de création divines.

Au concile, c’est finalement la doctrine formulée dans le credo actuel, selon laquelle le Fils est consubstantiel au Père, qui l’a emporté : « Nous croyons […] en un seul Seigneur Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles : Dieu de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu, engendré et non créé, de même nature que le Père, … ».

La crise arienne ne s’est toutefois pas terminée avec le Concile. A Ravenne, en Italie, des églises magnifiquement décorées datant du cinquième siècle témoignent de la coexistence des communautés orthodoxes et ariennes. Arius lui-même a été banni après le concile. Après qu’il eut fait une profession de foi en faveur de l’enseignement du Concile de Nicée, l’évêque Athanasios l’autorisa à revenir. Mais il mourut avant d’avoir pu regagner Alexandrie. Athanasios fut exilé à plusieurs reprises sur l’insistance d’ariens et passa au total 17 ans de son mandat à Trèves, à Rome et dans le désert égyptien. Par ses écrits, il a posé les bases théologiques de la doctrine de l’incarnation et de la trinité.

Hans Rahm

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2 septembre 2024

L’école d’artisanat de Bethléem et les conséquences de la guerre de Gaza Votre soutien nous aide à poursuivre notre action

Les événements du 7 octobre et la guerre de Gaza qui s’en est suivie ont eu un impact énorme sur notre travail à l’école d’artisanat de Bethléem. Durant le premier mois de la guerre, nous avons été confrontés à de grands défis en ce qui concerne la participation de nos élèves aux cours à Bethléem, car la mobilité de tous les Palestiniens dans toute la Cisjordanie était massivement limitée et les routes peu sûres. Nous avons ensuite pu reprendre le fonctionnement normal de l’école. Aujourd’hui, le nombre d’apprenants s’est amélioré. Néanmoins, 54 élèves ont interrompu leur formation à cause de la guerre de Gaza.

Actuellement, nous proposons onze cours de formation différents dans les domaines de l’électricité, de la mécatronique automobile, de la mécanique automobile, du tournage et du fraisage ainsi que de la menuiserie. Il existe en outre une formation en marketing numérique et une autre en design graphique pour les jeunes femmes. Cette année, nous avons un total de 200 élèves en cours réguliers et 100 élèves en cours de courte durée. Après déduction des abandons, 240 étudiants seront diplômés cet été. Toutefois, en raison de la situation actuelle, il n’y aura pas de cérémonie de remise des diplômes. Nous employons neuf enseignants à temps plein et à temps partiel.

Ces dernières années, de nombreuses opportunités d’emploi étaient basées en Israël, rendant l’économie palestinienne plus dépendante de l’économie israélienne. Ces possibilités d’emploi ont disparu depuis le 7 octobre. Le taux de chômage en Cisjordanie a atteint 45 pour cent, dont la majeure partie est constituée de femmes. Avec les sanctions collectives et l’annulation des permis de travail récemment imposées par Israël, ces chiffres vont encore augmenter.

Selon un récent rapport de l’ONU, le PIB de la Cisjordanie et de la bande de Gaza a chuté de 4 pour cent au cours du premier mois de la guerre. La guerre et ses conséquences ont plongé plus de 400 000 personnes dans la pauvreté en Palestine. On estime qu’au 31 janvier 2024, 507 000 emplois auront été perdus en Israël et dans les territoires palestiniens en raison du conflit actuel. Sur ce total, 201 000 emplois concernent la bande de Gaza et 306 000 emplois la Cisjordanie. Malgré ces conditions difficiles, nous voulons poursuivre notre travail dans l’école d’artisanat. Votre soutien nous permet de couvrir les frais de fonctionnement et de prendre en charge une partie des frais de scolarité impayés des apprentis qui ne sont pas en mesure de les payer dans la situation actuelle.

+ Marwa Diarbakerly

 

Mention pour votre don :
École d’artisanat de Bethléem

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2 septembre 2024

Dina Fahmy Invitée à notre assemblée générale à Schaffhouse se présente

Je m’appelle Dina Raouf Khalil Fahmy et je suis la directrice adjointe et responsable de la collecte de fonds et des relations extérieures de l’Association de Haute Egypte pour l’éducation et le développement (AUEED) – Association pour l’éducation et le développement en Haute Egypte. Je suis une chrétienne copte orthodoxe. Les membres de ma famille appartiennent à différentes confessions chrétiennes. J’ai pu bénéficier d’une bonne éducation et j’ai fréquenté la prestigieuse école évangélique du Caire (Ramses College for Girls / Ex-American College). J’ai fait mes études universitaires à la Faculté de technologie de l’Université du Caire, où j’ai obtenu mon diplôme en 1987. En 1993, j’ai obtenu un diplôme d’anglais en tant que traductrice et interprète simultanée à l’American University du Caire. En 2007, j’ai obtenu un master en anthropologie appliquée et développement participatif à l’Australian National University (ANU) de Canberra, en Australie. Cela m’a permis d’étudier en profondeur les questions de participation des communautés, l’anthropologie et les questions de genre. Depuis 2003, je travaille pour l’AUEED, qui a une grande portée et travaille avec des personnes dans plus de 500 villages en Haute-Égypte, en influençant positivement leur vie par des mesures d’éducation et de développement. Au cours de sa longue histoire, l’AUEED a réussi à changer la vie de générations d’enfants, de jeunes et de femmes. Je me réjouis de pouvoir présenter le travail de l’AUEED lors de l’assemblée générale de l’Association suisse du Terre Sainte de cette année.

 

Assemblée générale ordinaire de l’Association suisse du Terre Sainte le dimanche 8 septembre 2024, 11h00 – 12h30 au centre paroissial St. Maria, Promenadestrasse 23, 8200 Schaffhouse : rencontre et apéritif avec Dina Fahmy.

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25 juillet 2023

Messe – Rencontre et aperitif avec l’archeveque Georges Khawam de Lattaquie en Syrie

 

Messe
Rencontre et aperitif avec l’archeveque Georges Khawam de Lattaquie en Syrie

3 septerobre 2023

Messe dominicale a 10h30 Eglise du Christ-Roi
suivie d’une rencontre moderee avec aperitif Salle paroissiale du Christ-Roi, Boulevard de Perolles 45, Fribourg
L’entrée est libre. L’inscription n’est pas requise.

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