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15 août 2026

Le cardinal Kurt Koch porte son regard sur la Terre Sainte – Rester attentifs à la détresse de nos frères et sœurs dans la foi

À l’occasion du pèlerinage à Einsiedeln organisé par Kirche in Not et l’Ordre de Malte, Andreas Baumeister s’est entretenu avec le cardinal Kurt Koch au sujet de la manière dont le Vatican perçoit la situation actuelle au Proche-Orient. Kurt Koch est préfet du Dicastère pour la promotion de l’unité des chrétiens et président de la Commission pour les relations religieuses avec le judaïsme.

Monsieur le Cardinal, vous avez accompagné le pape Léon XIV lors de son premier voyage pastoral en Turquie et au Liban à la fin de l’année dernière. Quelles impressions en avez-vous gardées ?
Cardinal Kurt Koch : Le Saint-Père souhaitait, par ce premier voyage, promouvoir l’unité des chrétiens et, en même temps, apporter un signe d’espérance et de paix dans un Proche-Orient marqué par les crises. Ma tâche consistait à accompagner le Pape. La visite du Saint-Père a été accueillie très positivement comme un signe de solidarité et d’encouragement.

 

Andreas Baumeister a rencontré le cardinal
Kurt Koch à l’occasion du pèlerinage de
Kirche in Not, le dimanche 31 juillet, au
couvent d’Einsiedeln.

Pourquoi le premier voyage pastoral du pape Léon XIV l’a-t-il conduit précisément en Turquie et au Liban ?
Le voyage en Turquie avait déjà été prévu avec le pape François pour mai 2025, car le patriarche Bartholomée avait invité le Pape à Iznik à l’occasion du 1700e anniversaire du concile de Nicée. Le pape François est toutefois décédé subitement le lundi de Pâques, et il était impossible pour le nouveau Pape de se rendre sur place dès la fin du mois de mai. Par ailleurs, il est de coutume qu’un pape nouvellement élu se rende à Constantinople le jour de la fête de saint André, le 30 novembre. Le pape Léon XIV l’a fait et a lié cette visite inaugurale à un voyage au Liban, qui avait également été convenu avec le pape François.

Comment évaluez-vous la situation des chrétiennes et des chrétiens au Proche-Orient ? Entretenez-vous des relations personnelles avec des évêques orientaux ? Comment perçoivent-ils la situation actuelle ?
J’avais déjà établi des contacts avec plusieurs évêques au Liban et en Palestine lorsque j’étais évêque de Bâle, et j’ai pu par la suite approfondir ces relations. Les conflits armés au Proche-Orient placent les Églises chrétiennes devant d’immenses défis et ont des conséquences terribles pour les populations sur place. Le dialogue interreligieux souffre lui aussi considérablement de ces conflits.

Quelle position le Vatican adopte-t-il à l’égard de la politique d’Israël au Liban ? Comment les chrétiennes et les chrétiens peuvent-ils y être protégés ?
Le Pape a lui-même clairement nommé la situation douloureuse que traverse le Liban. Il a également pris contact par téléphone avec des représentants de l’Église sur place. La position diplomatique du Saint-Siège est qu’une solution durable au conflit au Proche-Orient n’est possible que sur la base de la coexistence de deux États. Cette solution est toutefois catégoriquement rejetée par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou. Une solution à deux États pourrait également ouvrir une voie permettant de sortir des conflits avec le Hamas et le Hezbollah.

Entretenez-vous des contacts personnels avec des représentants musulmans ou juifs au Proche-Orient ? De quels sujets discutez-vous avec eux ?
Un Dicastère spécifique est chargé du dialogue interreligieux avec l’islam. Pour ma part, je suis responsable du dialogue avec le judaïsme. Nos interlocuteurs juifs souhaitaient que nous célébrions également en Israël le 60e anniversaire de Nostra Aetate. Lors de mes rencontres avec eux en février, j’ai souligné qu’aujourd’hui nous vivons dans une situation politique différente de celle d’il y a 60 ans et que nous devons donc également parler de la situation actuelle de guerre. Cela a d’abord suscité une certaine irritation du côté juif. Cependant, la discussion s’est ensuite bien déroulée. La visite au patriarche latin Pierbattista Pizzaballa a également été utile : les partenaires juifs ont ainsi pu entendre de la bouche d’un important représentant catholique présent sur place comment il évalue le conflit.

Quelle tâche l’Association suisse de Terre Sainte devrait-elle, selon vous, assumer au-delà de la distribution des dons à ses partenaires de projets ?
Je voudrais tout d’abord exprimer ma profonde gratitude à l’Association suisse de Terre Sainte pour son travail. Je vois un aspect important de votre activité dans le fait de sensibiliser les personnes en Suisse à la situation difficile des chrétiennes et des chrétiens en Terre Sainte. Lorsque je rencontre des chrétiennes et des chrétiens sur place, ils me disent régulièrement : « S’il vous plaît, ne nous oubliez pas et priez pour nous. » Maintenir l’attention sur la situation de nos frères et sœurs dans la foi, dans les pays qui sont les terres d’origine du christianisme, est une mission importante.

Monsieur le Cardinal, je vous remercie pour cet entretien.

Andreas Baumeister

 

Chemins d’espérance

Dans son dernier ouvrage, Chemins d’espérance, le cardinal Kurt Koch réfléchit à l’œcuménisme comme chemin vers l’unité des chrétiens. Il souligne l’importance du concile de Nicée (325) pour la foi commune en Jésus-Christ, reconnu comme « de même nature que le Père », ainsi que les défis posés par les divisions contemporaines. Le cardinal Koch analyse les fondements historiques et théologiques de questions telles que la synodalité, le ministère du Pape et le dialogue interculturel, afin de renforcer l’unité de l’Église à la lumière de la conception trinitaire de Dieu. L’auteur plaide en faveur d’un œcuménisme spirituel enraciné dans la prière et la conversion au Christ.

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15 août 2026

Réunion à Rome : formation des responsables des Églises orientales

Du 15 au 18 juin 2026, environ cinquante représentants d’organisations d’aide du monde entier se sont réunis à Rome avec des collaborateurs du Dicastère pour les Églises orientales ainsi que des intervenants issus des Églises catholiques orientales. Cette rencontre constituait la réunion annuelle de la ROACO (Riunione delle Opere di Aiuto alle Chiese Orientali).

Hans Rahm a participé, en tant que
représentant de l’Association suisse
de Terre Sainte, à l’assemblée
plénière de cette année des
organisations d’aide aux Églises
orientales.

De nombreux responsables d’Église et professeurs des facultés de théologie des Églises catholiques orientales ont poursuivi leurs études à Rome. Les grands séminaires sont placés sous l’autorité du Dicastère pour les Églises orientales, mais certains défis subsistent. Neuf collèges orientaux sont administrés et financés par ce Dicastère.

 

 

Les directeurs des séminaires ont souligné plusieurs difficultés : les étudiants les plus aptes à poursuivre des études à Rome ne seraient pas toujours ceux qui y sont envoyés. De plus, beaucoup ne possèdent pas les connaissances suffisantes en italien. Le cardinal Claudio Gugerotti, préfet du Dicastère et président de la ROACO, a proposé la création d’une année préparatoire. Celle-ci permettrait aux étudiants d’acquérir les connaissances linguistiques nécessaires et de se préparer sur le plan académique. Elle favoriserait également les échanges entre les différentes traditions et rites.

 

 

Lors de l’audience finale avec le pape, le pape Léon XIV a souligné que le soutien à une Église ne se limitait pas à une aide matérielle, mais comprenait également la promotion de son identité et de sa force d’évangélisation. Celle-ci repose sur la formation des responsables ecclésiaux, appelés à faire rayonner la richesse spirituelle de leurs traditions.

Hans Rahm

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6 février 2026

Le pape Léon XIV au Liban – pour le dialogue et la paix

Du 30 novembre au 2 décembre 2025, le pape Léon XIV a effectué une visite au Liban dans le cadre de son premier voyage apostolique à l’étranger, qui l’avait auparavant conduit également en Turquie. Ce voyage n’a pas seulement constitué un événement historique pour le Liban, mais aussi un signe fort de solidarité, de dialogue et de paix dans une région marquée depuis des années par des crises politiques, économiques et sociales.

 

La visite a notamment conduit le pape à Beyrouth, où il a participé à des rencontres interreligieuses avec des représentants musulmans, ainsi qu’au célèbre sanctuaire marial de Notre-Dame du Liban à Harissa (photo ci-dessous). Il y a rencontré des évêques, des prêtres, des religieux et religieuses ainsi que des agents pastoraux des Églises orientales. Dans ses discours, il a souligné que la foi signifie vivre au service des autres et que les chrétiens, avec les autres communautés religieuses, peuvent ensemble emprunter des chemins de paix et de réconciliation.

 

Un moment particulièrement émouvant du voyage fut la prière sur la tombe de saint Charbel Makhlouf, au monastère Saint-Maron à Annaya. Le saint libanais est vénéré non seulement par les chrétiens, mais aussi par de nombreux musulmans. Le pape y a prié pour la paix au Liban et dans toute la région — un signe symbolique de communion au-delà des frontières confessionnelles.

 

La visite a été particulièrement encourageante pour l’Église maronite, a souligné Mgr Charbel Abdallah après la visite : « Beaucoup de personnes ont ressenti sa visite comme un signe que leurs préoccupations sont prises en compte et qu’elles ne sont pas oubliées. » L’archevêque maronite de Tyr, au sud du Liban, est un de nos partenaires de projet.

 

Ainsi, la visite du pape a surtout été perçue comme un geste spirituel — une invitation à garder l’espérance et à construire des ponts entre les personnes et les religions.

Andreas Baumeister

Synthèse des communiqués de presse

 

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6 février 2026

Le cardinal Pizzaballa honoré à Fribourg

« Malgré tout, l’Église en Terre Sainte demeure un signe d’espérance », a déclaré le cardinal Pierbattista Pizzaballa dans son homélie prononcée à la cathédrale Saint-Nicolas de Fribourg. La haine et la violence, a affirmé le patriarche latin de Jérusalem, n’auront pas le dernier mot. La promesse de Dieu demeure plus forte que les ruines, les bombes et les discours de haine. » Le cardinal franciscain a prêché le lendemain de la remise du doctorat honoris causa qui lui a été décerné par la Faculté de théologie de l’Université de Fribourg. La distinction lui a été attribuée le 15 novembre 2025 à l’occasion du Dies academicus.

En lui rendant cet hommage, la Faculté a salué l’une des personnalités ecclésiales les plus marquantes de la Terre Sainte. Depuis plus de vingt ans, le cardinal Pizzaballa œuvre inlassablement au service du dialogue interreligieux, de la paix et de la réconciliation entre les peuples, d’abord comme Custode des Lieux saints, ensuite comme administrateur apostolique, et aujourd’hui comme patriarche latin de Jérusalem.

Dans son homélie prononcée à la cathédrale de Fribourg, le cardinal Pierbattista Pizzaballa a exhorté à une résistance spirituelle, affirmant que la promesse de Dieu d’un monde de paix l’emporte sur les bombes et les discours de haine.

Le courage du cardinal Pizzaballa a été particulièrement reconnu pour son geste en octobre 2023, lorsqu’il s’est proposé comme otage en échange d’enfants israéliens enlevés par le Hamas. Par cet acte, il a incarné une espérance chrétienne vécue, qui ne doit pas seulement être proclamée, mais aussi mise en pratique.

Le cardinal Pierbattista Pizzaballa lors de la messe du Dies academicus en l’église du Christ-Roi à Fribourg.

À Fribourg, le cardinal Pizzaballa a parlé d’une « résistance spirituelle », fondée sur la confiance en Dieu, un regard renouvelé sur la réalité et un engagement persévérant en faveur de la vie. Il a rappelé à plusieurs reprises l’importance du témoignage des chrétiennes et des chrétiens en Terre Sainte – non pas comme force de pouvoir, mais comme bâtisseurs de ponts.

Sa visite et ses paroles ont laissé une profonde impression : un encouragement pour l’Église locale et une invitation à faire vivre ici aussi l’espérance, la paix et la réconciliation.

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6 mars 2025

« Nous avons besoin d’argent pour les séjours à l’hôpital et les médicaments »

Christine Erard, membre du comité directeur, a demandé à Annie Kaloust, directrice du service social de l’Eglise arménienne catholique à Beyrouth, quelle est la situation actuelle.

Annie Kaloust, quelle est la situation actuelle dans votre environnement concret, dans le quartier arménien de Bourj Hammoud à Beyrouth ?

Le quartier de Bourj Hammoud est surpeuplé et densément construit depuis des années. En raison de la crise économique persistante et des conséquences de la guerre d’Israël contre le Hezbollah, la pauvreté continue de croître rapidement. Le manque d’hygiène favorise la propagation des maladies.

Qu’est-ce que cela signifie pour les habitants de Bourj Hammoud ?

La population a un besoin urgent de nourriture. Personne ne peut plus se permettre de manger de la viande. Les gens mangent donc des hydrates de carbone comme les pommes de terre ou les pâtes, qui sont moins chères, mais cela conduit à une alimentation déséquilibrée. La malnutrition, surtout chez les enfants, est un gros problème.

Comment entrez-vous en contact avec les personnes en détresse dans votre entourage ?

En général, les gens viennent dans notre paroisse en quête d’aide. Elles présentent leurs rapports médicaux, leurs frais de laboratoire ou d’autres factures et justificatifs pour des biens de consommation courante.

En tant que service social, comment aidez-vous les gens sur place ?

En tant que service social, nous écoutons les problèmes des gens et leur attribuons un montant en fonction de leurs dépenses.

Quelles sont les personnes qui utilisent vos services ?

Les personnes qui utilisent nos services sont principalement des personnes âgées négligées ou des jeunes dont les frais d’hospitalisation sont élevés.

Pouvez-vous raconter l’impact de votre aide à l’aide de trois exemples concrets ?

Maribelle, douze ans, est orpheline de ses parents. Son père et sa mère l’ont laissée chez sa grand-mère. Elle ne peut pas aller à l’école parce qu’elle n’a pas de papiers pour s’inscrire. Nous l’avons envoyée à l’orphelinat des Arméniens dans la région de Jbeil et nous la soutenons avec de l’argent, des vêtements et de la nourriture. Face à la situation difficile, Maribelle est toutefois retournée chez sa grand-mère.

Nous nous occupons également d’une mère qui souffre de diabète et qui a perdu la vue. Elle vit avec son fils, également malade, dans une petite chambre. Nous lui envoyons de l’insuline et de la nourriture.

Nous soutenons également une grand-mère avec quatre petits-enfants sans parents. Nous lui rendons régulièrement visite à domicile et soutenons financièrement la famille.

De quel type d’aide votre service social a-t-il le plus besoin ?

Nous avons besoin d’argent pour les séjours à l’hôpital et les médicaments, qui sont très chers. Notre quartier a beaucoup souffert des bombardements de l’armée de l’air israélienne, car de nombreux chiites qui soutiennent le Hezbollah vivent dans notre voisinage.

Merci beaucoup pour vos informations, Madame Kaloust.

 

Mention du don: Service social de l’Église arménienne catholique à Beyrouth

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6 mars 2025

Une date pour Pâques et un credo pour tous

En 325, l’empereur Constantin (270-337) a convoqué le premier concile œcuménique à Nicée, une localité située à une trentaine de kilomètres du siège impérial de l’époque, Nicomédie, et facilement accessible par voie terrestre et maritime, afin de régler différentes questions litigieuses. Il voulait en effet faire du christianisme la religion unificatrice de son empire.

Les pères conciliaires réunis en 318 trouvèrent un compromis entre les différentes traditions de Pâques et fixèrent la date de Pâques au premier dimanche après la première pleine lune suivant l’équinoxe de printemps. Si cette date tombait le 14 Nissan, la résurrection du Christ devait être célébrée le dimanche suivant, afin de se distinguer de la Pâque juive.

Les cycles lunaires et le début du printemps étaient calculés selon des règles calendaires sophistiquées. Le patriarche d’Alexandrie en Égypte, ville scientifique de premier plan à l’époque, communiquait la date de Pâques aux autres patriarcats. Athanasios le Grand, patriarche d’Alexandrie (328-373), nous a transmis de nombreuses lettres de Pâques de ce type. Il avait lui-même participé au concile de Nicée en tant que diacre.

Mais le calendrier julien ne correspond pas exactement aux mouvements astronomiques. Le pape Grégoire XIII (1502-1587) a donc ordonné en 1582 une réforme du calendrier pour l’Église catholique et a fait sauter dix jours afin de corriger le décalage qui s’était produit depuis le troisième siècle. Les régions protestantes adoptèrent peu à peu ce calendrier grégorien. Aujourd’hui encore, de nombreuses Églises orthodoxes et certaines Églises catholiques orientales continuent de célébrer Pâques selon le calendrier julien, qui a désormais 13 jours de retard sur le calendrier grégorien, car les années 1700, 1800 et 1900 n’étaient pas bissextiles dans le calendrier grégorien.

La fête de Pâques orientale tombe donc soit à la même date que la fête occidentale – comme en 2017, maintenant en 2025 et la prochaine fois en 2028 – soit est célébrée une, quatre ou cinq semaines plus tard. Dans la bulle d’indiction pour l’Année sainte 2025, le pape François écrit que la date commune de Pâques de cette année « doit être comprise comme un appel à tous les chrétiens d’Orient et d’Occident à oser faire un pas décisif vers un accord concernant une date commune de Pâques ».

Lors du concile de Nicée, les pères conciliaires ont également discuté vivement de la question christologique de la nature de Jésus et de sa position par rapport à Dieu le Père et au Saint-Esprit. Selon une icône grecque du Moyen Âge, l’évêque Nicolas de Myre (entre 270 et 286-326, 345, 351 ou 365) aurait même donné une gifle au prêtre alexandrin Arius (260-327) lors du concile

aurait donné une gifle. Le prêtre Arius, apprécié du peuple, est entré en conflit avec son évêque Alexandre. Dans sa défense du monothéisme, il soutenait que le Christ n’était que de nature et de création divines.

Au concile, c’est finalement la doctrine formulée dans le credo actuel, selon laquelle le Fils est consubstantiel au Père, qui l’a emporté : « Nous croyons […] en un seul Seigneur Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles : Dieu de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu, engendré et non créé, de même nature que le Père, … ».

La crise arienne ne s’est toutefois pas terminée avec le Concile. A Ravenne, en Italie, des églises magnifiquement décorées datant du cinquième siècle témoignent de la coexistence des communautés orthodoxes et ariennes. Arius lui-même a été banni après le concile. Après qu’il eut fait une profession de foi en faveur de l’enseignement du Concile de Nicée, l’évêque Athanasios l’autorisa à revenir. Mais il mourut avant d’avoir pu regagner Alexandrie. Athanasios fut exilé à plusieurs reprises sur l’insistance d’ariens et passa au total 17 ans de son mandat à Trèves, à Rome et dans le désert égyptien. Par ses écrits, il a posé les bases théologiques de la doctrine de l’incarnation et de la trinité.

Hans Rahm

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2 septembre 2024

L’école d’artisanat de Bethléem et les conséquences de la guerre de Gaza Votre soutien nous aide à poursuivre notre action

Les événements du 7 octobre et la guerre de Gaza qui s’en est suivie ont eu un impact énorme sur notre travail à l’école d’artisanat de Bethléem. Durant le premier mois de la guerre, nous avons été confrontés à de grands défis en ce qui concerne la participation de nos élèves aux cours à Bethléem, car la mobilité de tous les Palestiniens dans toute la Cisjordanie était massivement limitée et les routes peu sûres. Nous avons ensuite pu reprendre le fonctionnement normal de l’école. Aujourd’hui, le nombre d’apprenants s’est amélioré. Néanmoins, 54 élèves ont interrompu leur formation à cause de la guerre de Gaza.

Actuellement, nous proposons onze cours de formation différents dans les domaines de l’électricité, de la mécatronique automobile, de la mécanique automobile, du tournage et du fraisage ainsi que de la menuiserie. Il existe en outre une formation en marketing numérique et une autre en design graphique pour les jeunes femmes. Cette année, nous avons un total de 200 élèves en cours réguliers et 100 élèves en cours de courte durée. Après déduction des abandons, 240 étudiants seront diplômés cet été. Toutefois, en raison de la situation actuelle, il n’y aura pas de cérémonie de remise des diplômes. Nous employons neuf enseignants à temps plein et à temps partiel.

Ces dernières années, de nombreuses opportunités d’emploi étaient basées en Israël, rendant l’économie palestinienne plus dépendante de l’économie israélienne. Ces possibilités d’emploi ont disparu depuis le 7 octobre. Le taux de chômage en Cisjordanie a atteint 45 pour cent, dont la majeure partie est constituée de femmes. Avec les sanctions collectives et l’annulation des permis de travail récemment imposées par Israël, ces chiffres vont encore augmenter.

Selon un récent rapport de l’ONU, le PIB de la Cisjordanie et de la bande de Gaza a chuté de 4 pour cent au cours du premier mois de la guerre. La guerre et ses conséquences ont plongé plus de 400 000 personnes dans la pauvreté en Palestine. On estime qu’au 31 janvier 2024, 507 000 emplois auront été perdus en Israël et dans les territoires palestiniens en raison du conflit actuel. Sur ce total, 201 000 emplois concernent la bande de Gaza et 306 000 emplois la Cisjordanie. Malgré ces conditions difficiles, nous voulons poursuivre notre travail dans l’école d’artisanat. Votre soutien nous permet de couvrir les frais de fonctionnement et de prendre en charge une partie des frais de scolarité impayés des apprentis qui ne sont pas en mesure de les payer dans la situation actuelle.

+ Marwa Diarbakerly

 

Mention pour votre don :
École d’artisanat de Bethléem

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2 septembre 2024

Dina Fahmy Invitée à notre assemblée générale à Schaffhouse se présente

Je m’appelle Dina Raouf Khalil Fahmy et je suis la directrice adjointe et responsable de la collecte de fonds et des relations extérieures de l’Association de Haute Egypte pour l’éducation et le développement (AUEED) – Association pour l’éducation et le développement en Haute Egypte. Je suis une chrétienne copte orthodoxe. Les membres de ma famille appartiennent à différentes confessions chrétiennes. J’ai pu bénéficier d’une bonne éducation et j’ai fréquenté la prestigieuse école évangélique du Caire (Ramses College for Girls / Ex-American College). J’ai fait mes études universitaires à la Faculté de technologie de l’Université du Caire, où j’ai obtenu mon diplôme en 1987. En 1993, j’ai obtenu un diplôme d’anglais en tant que traductrice et interprète simultanée à l’American University du Caire. En 2007, j’ai obtenu un master en anthropologie appliquée et développement participatif à l’Australian National University (ANU) de Canberra, en Australie. Cela m’a permis d’étudier en profondeur les questions de participation des communautés, l’anthropologie et les questions de genre. Depuis 2003, je travaille pour l’AUEED, qui a une grande portée et travaille avec des personnes dans plus de 500 villages en Haute-Égypte, en influençant positivement leur vie par des mesures d’éducation et de développement. Au cours de sa longue histoire, l’AUEED a réussi à changer la vie de générations d’enfants, de jeunes et de femmes. Je me réjouis de pouvoir présenter le travail de l’AUEED lors de l’assemblée générale de l’Association suisse du Terre Sainte de cette année.

 

Assemblée générale ordinaire de l’Association suisse du Terre Sainte le dimanche 8 septembre 2024, 11h00 – 12h30 au centre paroissial St. Maria, Promenadestrasse 23, 8200 Schaffhouse : rencontre et apéritif avec Dina Fahmy.

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25 juillet 2023

Messe – Rencontre et aperitif avec l’archeveque Georges Khawam de Lattaquie en Syrie

 

Messe
Rencontre et aperitif avec l’archeveque Georges Khawam de Lattaquie en Syrie

3 septerobre 2023

Messe dominicale a 10h30 Eglise du Christ-Roi
suivie d’une rencontre moderee avec aperitif Salle paroissiale du Christ-Roi, Boulevard de Perolles 45, Fribourg
L’entrée est libre. L’inscription n’est pas requise.

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21 février 2023

Aide après le séisme – Soutenez nos organisations partenaires locales en Syrie

 

©Andre Tedori/TawqMedia/Custody

Un séisme dévastateur a secoué la Turquie et la Syrie. La catastrophe a provoqué des souffrances incroyables. D’innombrables survivants ont tout perdu. Ils ont besoin d’un abri sûr, de nourriture, d’eau et de soins médicaux. Mais ils ont surtout besoin de compassion et de chaleur humaine. C’est ce que font nos organisations partenaires.

Aide après le séisme
(Bulletin de versement QR à télécharger)

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