Guerre au Sud-Liban – Martyre et catastrophe humanitaire
Début mars 2026, nous recevons un rapport dramatique de l’archevêque Charbel Abdallah. En voici un résumé : le Sud-Liban, autrefois terre des Actes des Apôtres, est aujourd’hui devenu une zone de guerre. Depuis le 1er mars 2026, la violence s’est de nouveau intensifiée, avec des conséquences dévastatrices pour les villages chrétiens de la région. La mort du père Pierre Al Raii, tué le 9 mars à Qlayaa lors d’un bombardement, symbolise la souffrance d’une région déchirée par les conflits depuis des décennies.
Lors de la fête des Quarante Martyrs, le père Pierre Al Raii se précipite pour porter secours à des blessés dans une maison bombardée – et meurt lui-même lors d’une seconde frappe. Le pape Léon XIV l’a qualifié de « véritable pasteur ». Mais il n’est pas la seule victime : le 8 mars, Sami Ghafari est tué par un drone. Il était le frère du père Maroun Youssef Ghafari à Alma-Chaab, soutenu par l’Association suisse de Terre Sainte. Trois jeunes hommes d’Ain Ebel meurent le 12 mars alors qu’ils réparaient des câbles Internet. À Tyr, le secouriste de la Croix-Rouge Youssef Assaf, père de trois enfants, perd la vie après une attaque.

Une région en crise
Depuis octobre 2023, la guerre ravage le Liban. Routes et ponts sont détruits, la nourriture et les médicaments se font rares. Beaucoup fuient, mais certains restent – par conviction ou faute d’alternative.« Notre plus grande inquiétude est que les paroisses soient assiégées et qu’aucune aide ne puisse plus arriver », avertit l’archevêque Charbel Abdallah. La présence chrétienne, historiquement profondément enracinée, est menacée de disparition.
L’espérance au cœur de la détresse
Malgré tous les dangers, le père Maroun demeure dans sa paroisse d’Alma-Chaab. « Son engagement est un témoignage de dévouement », souligne Mgr Abdallah. Le soutien venant de l’étranger – par les prières, les dons et la solidarité – est vital.
Mais la situation reste désespérée : « Chaque jour, nous vivons le martyre, la destruction et les déplacements forcés. » Sans aide, ce n’est pas seulement une catastrophe humanitaire qui menace, mais aussi la disparition de la présence chrétienne dans cette région historique.
Archevêque de Tyr Charbel Abdallah
Mention pour votre don : Aide pour Alma-Chaab

